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Établissements avec au moins 1 salarié : signal économique réel

Trajectoires · Tissu économique 2007 → 2026

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établissements actifs en 2026
six sur sept n'emploient personne

96 départements 19 ans d'historique Source : INSEE SIRENE
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Établissements employeurs

+22,5 %

1,1 %/an de croissance composée (TCAC)

Industrie employeurs

-17,8 %

Le seul secteur d'activité en recul

En 2007, la France comptait 7 millions d'établissements actifs ; elle en compte 15,9 millions aujourd'hui (+126,3 %).

Deux tiers de cette hausse (68,1 %) vient des entrepreneurs individuels et des sociétés civiles (SCI, holding, ...) essentiellement sans salarié.
Résultat : en 2026 six établissements sur sept n'emploient personne, et la part qui emploie recule dans chaque secteur.

Les établissements qui emploient, le signal économique réel, progressent cinq fois moins vite.

Tandis que les établissements employeurs croissent d'environ
1 % par an, le tissu industriel employeur décline.

Cliquez sur les éléments masqués de la légende pour révéler la croissance des EI et du parc complet.

La dé-salarisation du tissu français

En 2007, la forme SAS était la plus employeuse : 75,4 % de ses établissements employaient au moins un salarié.

19 ans plus tard : 41,7 %.

Le recul du salariat n'est pas qu'une affaire de micro-entrepreneurs : il traverse toutes les formes juridiques.

Part des employeurs parmi les quatre formes principales, de 2007 à 2026 :

Forme juridique 2007 2010 2015 2020 2026 Δ 2007→2026
SAS 75.4 % 72.1 % 64.1 % 53.0 % 41.7 % -33.7 pp
SARL unip. 56.3 % 52.3 % 49.9 % 45.6 % 40.3 % -16.0 pp
SASU 4.0 % 2.9 % 2.5 % 1.6 % 0.8 % -3.2 pp
EI 14.6 % 11.0 % 7.8 % 4.9 % 2.8 % -11.8 pp

Un établissement devient « employeur » à la première déclaration de paie.

3,4 fois moins de transmissions d'activité

Un lien de succession SIRENE marque le passage de l'activité d'un établissement à une autre entité :
reprise d'un fonds, transmission familiale, absorption.

Ici, nous analysons les transmissions entre deux entreprises distinctes, hors déménagements internes.

En 2007, la France comptait 49 404 de ces transmissions ; en 2025, 14 581. Le confinement de 2020 ouvre un premier creux, jamais comblé ; un second décrochage, plus profond, s'amorce à partir de 2023.

Et le parc d'établissements, lui, a doublé sur la période : rapportée au tissu, la transmission recule encore plus vite que ne le montre le comptage brut.

2026 incomplet : image en date du 31 août 2026, la dernière barre ne couvre pas l'année complète.

Trois regards sur les 96 départements

Trois cartes afin d'explorer les grandes tendances du tissu économique français.
L'industrie perd des employeurs dans 93 départements sur 96.
Cliquez sur un département pour son historique complet.

Sept secteurs, la même bascule

Le premier chiffre compte l'évolution des établissements qui emploient ; la ligne du dessous, celle de tous les établissements, y compris sans salarié.
Un grand écart entre les deux signale une croissance sans création d'emploi salarié.

Parc employeur (référence)
+22,5 %
établissements employeurs
parc complet : +126,3 %
part qui emploie : 26,9 % → 14,6 %
Agriculture
+39,1 %
établissements employeurs
parc complet : −0,5 %
part qui emploie : 5,8 % → 8,1 %
Services divers
+36,3 %
établissements employeurs
parc complet : +168,8 %
part qui emploie : 19,4 % → 9,8 %
Santé · Enseignement · Administration
+31,1 %
établissements employeurs
parc complet : +101,8 %
part qui emploie : 24,6 % → 16,0 %
Commerce de détail & restauration
+19,0 %
établissements employeurs
parc complet : +111,6 %
part qui emploie : 55,3 % → 31,1 %
Commerce de gros
+3,2 %
établissements employeurs
parc complet : +59,4 %
part qui emploie : 49,5 % → 32,0 %
Construction
+15,2 %
établissements employeurs
parc complet : +100,4 %
part qui emploie : 47,0 % → 27,0 %
Industrie
−17,8 %
établissements employeurs
parc complet : +125,1 %
part qui emploie : 53,9 % → 19,7 %

Cassure sectorielle 2007→2010 (bascule de nomenclature, voir méthode) : lire la tendance sur toute la période, pas l'année.

Créations & fermetures /an

2026 incomplet : image au 31 août 2026. La dernière barre ne couvre pas une année pleine.

Solde des EI /an

Variation annuelle du nombre d'entrepreneurs individuels actifs. Le pic négatif de 2016 est majoritairement un artéfact administratif : radiations d'inactifs, pas des faillites (voir méthode).

Âge des établissements valeurs empilées

En bref

Par département

Chaque point = un département · cliquez pour son historique complet

Au-dessus de la diagonale = tissu en hausse · en-dessous = tissu en baisse

Méthode & précautions de lecture

Sources, définitions, précautions d'interprétation

Depuis les fichiers historiques publics de l'INSEE (SIRENE), nous suivons chaque établissement à travers ses périodes d'activité, et pas le stock instantané, mensuel et volatil, pour reconstituer le nombre d'établissements actifs à chaque fin d'année 2007→2026, dans les 96 départements. Le résultat est calibré sur les stocks publiés par l'INSEE ; Paris n'est compté qu'une fois. Deux lectures traversent la page : le parc complet (tous les inscrits) et le parc employeur (au moins un salarié).
Un établissement devient employeur à sa première déclaration de paie. « Sans salarié » ne veut pas dire « sans revenu » : un dirigeant peut se rémunérer par dividendes ou prélèvements sur le chiffre d'affaires sans éditer de bulletin de paie, et son établissement reste invisible côté salariat. Chez l'entrepreneur individuel, l'embauche est légale mais économiquement marginale : moins de 3 % des EI emploient, le régime micro-fiscal ne déduit ni salaires ni charges patronales. Comparer des territoires, c'est donc d'abord comparer leurs compositions juridiques.
SIRENE est un registre administratif, pas un observatoire économique : une activité peut cesser des années avant sa radiation, ce que l'INSEE documente explicitement (Insee Première n°2045, avril 2025). Le pic de cessations d'EI de 2016 est pour l'essentiel une purge de dossiers inactifs, pas une vague de faillites. Un déménagement compte comme une fermeture suivie d'une création. Les flux se lisent comme des signaux retardés ; les stocks, d'année en année.
Sept secteurs de diagnostic territorial, issus d'un reclassement complet de la nomenclature d'activités (NAF rév. 2). La bascule de nomenclature de 2008 crée une rupture visible en 2007-2010 : les parts sectorielles se lisent sur toute la période. L'industrie inclut la production d'électricité, dont le photovoltaïque : son essor atténue le recul affiché (−19,2 % hors photovoltaïque, contre −17,8 % au sens large). 2026 est une année partielle (image au 31 août 2026) : la dernière colonne des graphiques ne couvre pas une année pleine.
Une succession est un lien SIRENE entre un établissement prédécesseur et un successeur déclaré en « continuité économique » : reprise d'un fonds, transmission familiale, absorption. Nous ne comptons que les transmissions entre deux entreprises distinctes : les déménagements ou changements internes à une même entreprise, qui forment l'essentiel des liens bruts, en sont écartés. Ce n'est pas le « taux de reprise » au sens financier (cession à un tiers par exemple) : ce comptage inclut fusions et transferts, et mesure la transmission d'activité, pas le prix ou les conditions de l'opération. Localisées où l'activité continue (le successeur), les transmissions dont le successeur a disparu du registre sont sous-comptées. Ce biais est conservateur : un successeur de 2008 a eu dix-huit ans pour disparaître du registre, un successeur de 2025 un seul. La baisse mesurée est donc un plancher de la baisse réelle.